Et puis la vie …

Plus de sept ans que je n’ai pas écrit ici. Pas de message d’au revoir, de mise en pause, d’arrêt officiel. D’innombrables fois, j’ai voulu revenir, reprendre l’écriture, ici ou ailleurs. Je suis parfois allée jusqu’à prendre un stylo, une page de carnet, j’ai griffonné quelques mots, quelques idées. Jamais plus. J’ai lu d’autres blogs. Beaucoup. Je me suis comparée. Beaucoup trop. Je n’ai pas écoutée ma petite voix intérieure qui me pousse, m’encourage, me motive. J’ai laissé la parole à celle qui sait que je ne ferais pas mieux que celles et ceux que je lis, que ça ne sert à rien d’essayer, que tout est déjà dit, que mes mots n’apporteront rien de plus. « Tu peux le faire » versus « A quoi bon ? »
Et puis, il y a aussi eu la vie.
J’ai épousé le Barbu, entourée par les gens que nous aimons et qui nous ont montrés à quel point ils nous aiment aussi. J’ai passé des mois à tout planifier, préparer, fabriquer, pour que ce jour soit inoubliable. Et il l’était.
Je suis devenue maman, mais sans ma maman à mes côtés, découvrant en quelques années, la plus grande perte et la plus grande joie qu’il est possible de ressentir. J’ai choisi la manière dont je vivrai ma grossesse et mon accouchement et cela m’a donné une force que je ne soupçonnais pas jusque là. Et chaque jour j’apprends à être une mère qui fait de son mieux, à accepter qu’il y aura forcément des moments difficiles, des pertes de patience et des nuits sans sommeil.
J’ai suivi une voie professionnelle toute tracée pour me retrouver perdue au milieu du chemin, à ne pas savoir si mon travail avait un sens. Je n’ai pas perdu le goût d’écrire mais j’ai perdu du temps à ne pas donner la priorité à ce qui m’apporte autant de joie. A suivre la voie de la facilité plutôt que celle de l’épanouissement. 
Aujourd’hui, l’envie d’écrire est revenue. Forte. Intense. Comme une bouée de sauvetage que le destin me lance, pour retrouver le fil de ce qui me fait vibrer.
Parce qu’un nouveau départ bloguesque méritait un nouvel espace et un nouveau nom, vous pouvez désormais me retrouver dans La Cabane à Grandir. Et ne vous inquiétez pas, j’ai embarqué le Barbu avec moi !
Photo by Jan Tinneberg on Unsplash

Se balader dans Séoul

Malgré mes pieds en feu, j’ai continué ma visite de Séoul, presque sans me perdre. Je suis tombée sur le temple bouddhiste de Jogyesa un peu par hasard.

Construit en 1910, il abrite entre autres deux arbres magnifiques et très, mais vraiment très vieux.

Le plus jeune : 450 ans.
L’aîné : plus de 500 ans.

Puis j’ai erré dans le quartier d’Insa-dong, rempli de touristes mais aussi de superbes boutiques et d’un marché couvert plein d’objets kawai comme on les aime. Pour économiser les batteries de mon numérique, j’ai acheté un magnifique Fujicolor Quicksnap Flash à 27 prises (bref, un appareil photo jetable) qui m’a fait revivre un bref instant mes années colonies de vacances et l’attente impatiente de savoir si les photos prises allaient déchirer leur maman ou pas. Bon, il me reste quand même 12 photos à prendre avant de faire développer la pellicule …

Refusant toujours de prendre le métro ou le bus (je peux être obstinée), je me suis dirigée vers le canal de Cheonggyecheon, un ancien cours d’eau transformé en voie express et re-transformé en cours d’eau pour permettre à la ville de respirer un peu. Et à mes pieds de se délasser et de se faire nettoyer par des petits poissons très sympathiques.

Ca fait des guilis !

Un petit arrêt chez Red Mango (au sommet d’un immeuble avec une vue imprenable sur … d’autres immeubles en travaux), et c’est parti pour l’escalade de Namsan Park. En bus cette fois-ci (je m’arrêtais au terminus, donc aucun risque de me paumer). Pour prendre encore plus de hauteur, la Seoul Tower était là, avec sa vue imprenable, ses ‘sculptures’ kitsch et un coucher de soleil sur la ville grâce à mon sens du timing parfait (pour compenser le sens de l’orientation déplorable).

Les smoothies de Red Mango, ou comment rebooster son niveau d’énergie.

Sculpture composée de porte-clés dédicacés laissés par tous les couples mignons qui passaient par là. Magnifique.

Voilà, ici s’achève la série d’articles sur la Corée du Sud, que j’aurais mis trois mois à écrire. Je m’en vais fêter Noël et le réveillon du Nouvel An avec famille et amis, et je reviendrais ici en même temps que 2012, plein de bonnes résolutions, d’humour et d’articles génialissimes (et maybe, une nouvelle déco de blog ?). En attendant, ne mangez pas trop de bûche mais profitez bien du champagne, ça ne donne pas de gueule de bois (ou si peu…).

Chercher l(es)’erreur(s)

Pour le deuxième palais, j’avais jeté mon dévolu sur Changgyeonggung (à prononcer dix fois très vite pendant une soirée alcoolisée, ça fait son petit effet), surtout pour sa quasi-absence de touristes et sa verdure. Une visite qui aurait pu être parfaite, si je n’avais pas accumulé les erreurs de débutante. A croire que je n’avais jamais visité de capitale avant ce jour.

Première erreur : croire que les deux palais ne sont pas très éloignés (en même temps, il n’y avait pas d’échelle sur mon plan…). Et faire le trajet à pied. Dans des chaussures d’été à la semelle de crêpe. En même temps, prendre le bus à Séoul, quand on ne parle ni ne lit le coréen, ça peut vous mener loin, très loin.

Deuxième erreur : commise avant même de partir visiter Séoul, au moment où je checkait mon niveau de batterie et l’espace libre de mon appareil photo. Vous voyez, le petit symbole en forme de pile qui s’affiche en haut de l’écran? Mon cerveau a tout simplement confondu les deux barres du téléphone portable, qui te dit que tu peux tenir encore un ou deux jours sans le recharger, avec les deux barres de l’appareil photo, qui te hurlent ‘Bordel, branche-moi tout de suite ou je vais te laisser en rade avant même que tu n’aies pris un brin d’herbe en photo !’  C’est ainsi qu’à 11 heures du matin, alors que la visite du premier palais n’était pas encore terminée, j’ai juré comme un charretier (pardon maman) quand le petit symbole rouge s’est mis cette fois à clignoter en me disant ‘Bien fait pour ta face.’ 

Résultat : j’ai à chaque fois soigneusement sélectionné ce que je voulais vraiment prendre en photo, cadré assez correctement la photo, et attendu que les touristes bougent leur popotin de mon champ (tout ce que je devrais faire normalement en fait) avant même d’allumer l’appareil. Appareil dont la batterie a finalement tenu jusqu’à ma montée dans le bus de retour. J’en tire la conclusion qu’en fait, le message du symbole rouge clignotant était ‘T’inquiète Georgette, je clignote, mais c’est juste pour faire joli.

Troisième erreur : avoir un sens de l’orientation déplorable (mais ça, c’est une erreur de la nature en ma défaveur). Changgyeonggung a d’abord été la résidence des anciennes reines avant d’être transformé en un jardin botanique assorti d’un zoo par les Japonais (traduction : beaucoup de verdure et peu de point de repère). Il était aussi censé, selon mon guide, être relié par un pont au sanctuaire de Jongmyo, qui abrite les tablettes ancestrales des rois et reines de la dynastie Joseon. Et qui est classé par l’UNESCO comme héritage culturel mondial. Mais malgré mes recherches actives, le pont est demeuré introuvable (et pourtant, j’ai poussé la torture jusqu’à demander mon chemin en simili-coréen à un vieux monsieur très gentil, qui s’est bien marré en entendant mon accent je crois). En me perdant, j’ai quand même trouvé ça :

Une serre à l'architecture pas vraiment typiquement coréenne.

Mais on s'en fout, c'est joli !

Bonzaaaaiiii ! (j'aime faire les mêmes blagues pourries dans chaque article)

Ah oui, et je suis tombé sur ça aussi :

Mékeskecé?

Ça, c’est un taesilÇa vous aide grandement, n’est-ce pas ? Un taesil est un mini sanctuaire où la famille royale enfermait, et là je vous le donne en mille, le placenta et le cordon ombilical de leurs enfants. Il y a même une pierre, appelée taesilbi, qui raconte l’histoire du placenta (palpitante). Et bon appétit bien sûr ! 

Visiter des palais aux noms imprononçables.

Oui, je vous ai un peu lâché pour le SNF de la semaine dernière, mais je me suis laissée prendre dans le tourbillon métro glandouille boulot dodo. Mais j’annonce officiellement le début d’une série d’articles sur la première ville de Corée du Sud : Séoul ! Ville qui sera liée pour toujours dans mon esprit à la douleur jamais ressentie auparavant dans mes petits petons. Il faut dire que j’aime les challenges, et que je n’avais qu’une journée pour visiter la ville, donc l’idée était d’en faire le plus possible.

Première étape incontournable de Séoul : les cinq palais royaux, petits bijoux d’architecture et qui ont chacun leurs particularités. Impossible de les visiter tous en un jour (sauf si tu t’appelles Wonderwoman), donc j’ai commencé par le plus important des cinq, Gyeongbokgung Palace (à vos souhaits).

Pour une fois, mon sens du timing était parfait. J’ai pris le train, me suis perdue dans la gare de Séoul pour trouver une carte (de la ville, pas de la gare), j’ai pris le métro comme une pro, et bim ! J’arrive pile à l’heure pour la cérémonie de relève de la garde.

J’avoue, j’avais calculé mon coup pour arriver à la bonne heure au palais. Tout ne se passera pas aussi bien dans le palais suivant… (suspense, suspense)

Ce palais était le siège du gouvernement de la dynastie Joseon (qui a quand même été au pouvoir de 1392 à …1910 !). Depuis sa construction en 1395, il a été plusieurs fois endommagé, surtout par les Japonais qui n’étaient pas les supers potes des Coréens, et certaines parties sont toujours en rénovation, mais la taille du palais et la beauté des bâtiments sont à couper le souffle (sauf si vous êtes un touriste basique qui ne pense qu’à se faire prendre en photo devant la salle du trône ou les gardes impassibles en faisant le signe de la victoire).

Le challenge du jour : ne pas avoir de touristes dans le champ.

Le plus impressionnant est l’endroit où se trouve le palais : d’un côté, on peut admirer la colline qui entoure Séoul …

Et de l’autre, il suffit de franchir une arche pour être jeté en pâture à la circulation intense, aux immenses gratte-ciel et à la pollution.

Si jamais vous visiter Gyeongbokgung un jour, je vous conseille de passer par les deux musées qui flanquent le palais et dont l’entrée est comprise dans le prix du billet, pour comprendre un peu mieux l’histoire de la Corée.

Le clou du spectacle : la salle de réception immense, au bord de l'eau.

Cadeau Bonux : le mariage traditionnel coréen.

Un article très très court pour vous ce matin, vu que je serai éloignée de mon ordinateur d’amour pendant les 15 prochaines heures. Alors pour vous faire patienter jusqu’au Saturday News Fever de demain, je ne vous abandonne pas et vous livre quelques photos d’un mariage traditionnel coréen (qui était bien sûr l’une des animations du piège à touristes). C’est sûr, se marier avec quinze mille neuneus autour de vous qui vous balancent leurs flashs dans les yeux, c’est pas cool. Heureusement, les mariés étaient des faux. Je vous laisse donc avec quelques photos à mater pendant que vous siroter votre thé du matin.

Quelques offrandes pour bénir le mariage
Vrai ou faux prêtre ? Telle est la question…
Les yeux du marié
La coutume : offrir la sculpture en bois d’une oie sauvage à la mariée
La star du jour, de dos
Si c’était un vrai mariage, ce serait un mariage forcé…

Une fois la cérémonie terminée, des musiciens accompagnent les mariés dans le village
Le marié fait le tour du village à cheval
La mariée se cache et se fait porter tranquillou
Bye bye

A demain !

Piège à touristes, la suite.

A part des maisons typiques et une blinde de touristes, un village historique, c’est aussi l’occasion de présenter différents artisanats, histoire de se croire plonger dans une autre époque (même s’il y a des extincteurs partout dans les-dites maisons, faut pas déconner non plus)(extincteurs qui auraient été bien utiles aux villageois des temps anciens n’empêche).

De très jolis tissus (qui n’étaient pas à vendre, damn)
Un très beau métier à tisser
C’est écrit ‘forgeron’. Ou pas.
Ca commence comme ça …
… et ça finit comme ça! (ou presque)
Je vous rassure, ça n’est que du thé …

Et tous ces touristes, il faut les occuper (sinon ils deviennent cannibales et s’entre-tuent à coups d’appareils photos high-tech). On commence par les détendre un peu …

Rien de tel qu’un spectacle impressionnant.

Sans oublier d’occuper les nains de jardin

Puis on les fait travailler dur ...

C’est une femme qui s’y met. Forcément.

 Et enfin, on les achève ! 

Ca, c’était avant

Et ça, c’est maintenant !

 Aucun enfant n’a été torturé pendant la prise de ces photos (pour les autres, je ne garantis rien).

Je me moque gentiment des touristes tout au long de ces articles, mais on est tous le ou la touriste de quelqu’un, ne l’oublions pas.

A demain !

La touriste qui est en moi.

Enfin sur vos écrans cette semaine, la suite de mes aventures coréennes ! Merci de réfrénez vos sauts de cabris et vos cris de joie à la soudaine régression de ma procrastination, puisqu’aujourd’hui, vous aurez droit aux photos du repaire à touristes absolu, j’ai nommé : le village historique. J’en suis une habituée désormais, après avoir visité Old Town à San Diego et le Poble Espanyol à Barcelone. En Corée, même principe ou presque, mais avec des habitations coréennes (haha sans blague) donc un dépaysement un peu plus radical.

En route !
Un objet anachronique s’est glissé dans cette photo …
Des milliers de voeux en un coup d’oeil

Loue chambre, 3m sur 2m, tout confort, futon inclus…

Le pot à kimchi au fond du jardin : un must-have

Le super bon point de ce piège à touristes, c’est qu’il était perdu au milieu de la nature (ou nous en donnait l’impression), donc on pouvait semer les touristes dans la verdure.

Baannnnnzzzaaaaaiiiiii !

Je vous passe les dizaines de photos des maisons traditionnelles pour passer directement à une ou deux particularités des demeures assez ‘bourgeoises’ du village historique.

Petit un : la chambre de la cousine vieille fille. Oui oui, il y avait, dans l’une de ces belles habitations, une partie bien à part (au cas où ce soit contagieux) pour celle qui malheureusement n’avait jamais trouvé chaussure à son pied.

Heureusement, elle a prévu de la lecture.

Petit deux : l’autel pour rendre hommage aux anciens, bien planqué au fin fond de la propriété …

Oh c’est zoli !

… et rempli de bouffe ! C’est bien connu, les fantômes ne font pas de régime. 

Miam !

A demain pour la suite de la visite !

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